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États-Unis : marché d'aubaines à haut risque

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Pendant que le Dow Jones et le S&P 500 subissaient revers après revers, nous avons demandé à trois gestionnaires si le moment était venu d'investir dans cette pépinière de blue chips.

Le président d'Hexavest, Vital Proulx, conseille de patienter un peu. "Sur le plan économique, nous attendons encore trois éléments : la stabilisation du marché immobilier, l'amélioration du marché du crédit et la stabilisation du marché de l'emploi."

Selon lui, l'évaluation des titres est peut-être encore trop élevée. "Les attentes de croissance des bénéfices devront être revues fortement à la baisse. Car si nous excluons le secteur financier, ces attentes sont encore de 10 % pour 2009 et 2010. Or, si nous sommes en récession, comme nous le croyons, il sera impossible de réaliser cela. Le marché reflète trop d'espoir."

D'ici là, la firme spécialisée en gestion d'actions internationales reste défensive. Au 30 septembre, les secteurs des soins de santé, de la consommation de base et des services aux collectivités comptaient pour 52,3 % du portefeuille d'actions américaines d'Hexavest, en plus de 7,9 % d'encaisse. Le gestionnaire est d'ailleurs prudent depuis plus d'un an. "Nos clients en actions mondiales ont à peine un rendement négatif. Dans les circonstances, nous avons réussi à protéger leurs actifs."

Prudence, prudence

Gestion de portefeuille Natcan a aussi opté pour une position défensive. La santé et la consommation de base sont surpondérés, et les matériaux, l'énergie, les financières et le secteur indus-triel sont souspondérés. "Nous continuerons à être prudents, car la visibilité reste faible", préciseLambrosPiscopos, premier vice-président des actions mondia- les de Natcan. Il est en-core ardu de prévoir la fin ou l'intensité de la crise financière et de la récession.

"Toutefois, le temps d'être seulement dé-fensif est révolu, ajoute Lambros Piscopos. Je ne dis pas qu'il faut être agressif. Mais il faut commencer à envisager les actions."

En effet, il y a beaucoup d'éléments positifs, dont les mesures prises par les gouvernements et plusieurs banques centrales mondiales. De plus, l'inflation était une source d'inquiétude il y a trois mois. Elle ne l'est plus aujourd'hui.

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