René Hamel : la stratégie des petits pas
08.11.15 - Par Jean-François Parent, Québec
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Pour l'année 2007, tous les indicateurs de SSQ Groupe financier sont en hausse par rapport à 2006. Le bilan consolidé affiche des taux de croissance dans les deux chiffres pour tous les postes, sauf pour le bénéfice net, qui est tout de même de 8,1 %. René Ha-mel pourra-t-il faire mieux que son prédécesseur, Richard Bell ?
La question a un côté injuste, car l'industrie des services financiers traverse actuellement une des pires périodes de son histoire. D'autantplusqueleCanada, même s'il s'en tire à bon compte, reste un marché arrivé à maturité où la concurrence est féroce. Mais René Hamel ne se démonte pas pour autant. "Tous nos secteurs d'activité affichent un potentiel de croissance, au Québec comme au Canada, et je pense vraiment que nous avons une chance de nous tailler une place", dit-il.
Les conditions de marché ne sont d'ailleurs pas si mauvaises pour un assureur qui mise sur l'assurance collective et l'investissement retraite, sur l'assurance générale et sur l'immobilier. Et René Hamel est convaincu qu'en misant sur ces secteurs "en faisant notre métier sans nous éparpiller", la croissance sera au rendez-vous.
Pour y parvenir, il cible d'abord les segments de marché qu'il con-naît bien et qui offrent un potentiel de croissance naturelle. C'est le cas de l'assurance collective, par exemple. Alors que "l'assurance individuelle s'essouffle", l'assurance collective est appelée à jouer un rôle majeur dans les prochaines années, ne serait-ce que parce que les avantages sociaux constitueront un élément central des stratégies de recrutement des employeurs partout au Canada.
"Nous sommes un des acteurs de premier plan au Québec, ex-plique René Hamel. Difficile de faire mieux. Mais au Canada anglais, surtout à l'Ouest, où l'on trouve moins d'acteurs régionaux qu'ici, nous sommes un petit acteur dans un grand marché. La croissance est donc possible." Au cours de la dernière année, la croissance de 4 % des primes et de 4,3 % des primes sous gestion en assurance collective est un signe que le marché québécois sera bientôt saturé.
L'entrée de SSQ dans le marché canadien, amorcée avec le contrat de 10 M$ d'assurance collective des agents de bord d'Air Canada en 2001, n'a pas fait du groupe un acteur majeur à l'ouest de la ri-vière des Outaouais. À ce jour, 15 % des revenus primes du secteur collectif viennent de l'extérieur du Québec. Mais fort d'une soixantaine d'employés à Toronto, l'assureur est en bonne position pour se lancer à la conquête de l'Ouest.
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